dimanche, février 12, 2006

THILLIEZ Franck, La Chambre des Morts, Le Passage



"En pleine nuit, au milieu de nulle part, un homme surgit et se fait renverser. A ses côtés, un sac rempli de billets. Deux millions d'euros, là, à portée de main. Aucun témoin. Que faire? Appeler la police, ou disparaitre avec l'argent? Vigo et Sylvain, jeunes informaticiens au chômage, ne tardent pas à se décider. Le lendemain, une fillette aveugle est retrouvée morte dans un entrepôt. Peu aprés, une autre est enlevée. Diabétique. Ses heures sont comptées. Et si le magot n'était autre que la rançon destinée à sauver la vie d'une gamine?"

Voici un excellent roman découvert grâce au magazine Livre Hebdo. Dès les premières pages, on est tout de suite happé par l'atmosphère angoissante qui se dégage de ce polar. Au fil des pages, l'auteur nous tient en haleine grâce à une histoire pleine de rebondissements et de suspens. Avis aux âmes sensibles, certains passages sont à glacer le sang! A travers un style vif et travaillé, Franck Thirriez nous entraine dans un monde de folie meurtrière qui reflète l'âme torturée de ses personnages dont les personnalités complexes sont parfois déroutantes, voire carrément dérangeantes... Publiée chez un petit éditeur parisien, Le Passage, La Chambre des Morts, a bénéficié d'un formidable bouche à oreille chez les libraires. Voici donc un joli petit succès éditorial qui le mérite bien, pour un roman trés bien ficelé que je vous conseille
vivement !


THILLIEZ Franck, La Chambre des morts, Le Passage, 15 euros.

1 commentaire:

Avek a dit…

J'ai aimé:
- l'écriture (globalement) sobre et efficace entièrement au service du récit;
- les personnages crédibles et attachants;
- les descriptions du Nord industriel;
- l'intrigue qui nous emporte (presque) jusqu'au bout;
- les séquences d'actions vives;
- les séquences de frisson et l'envie de vomir devant l'horreur;

J'ai moins aimé:
- le scénario qui rappelle fortement Le Silence des Agneaux (l'originalité est plutôt dans le background dunkerquois);
- les deux derniers chapitres qui me laissent un peu sur ma faim là où j'attendais, sinon une apothéose, du moins un moment mémorable;
- les questions restées sans réponses (Eléonore, l'armoire...);
- la justification sans grand intérêt du lien entre les destins de Lucie et de la bête;
- l'utilisation répétée d'un ou deux "trucs" d'écrivain (un chapitre se termine sur une idée, le suivant qui débute par une phrase pouvant être la suite du précédent... mais non. C'est rigolo une fois, mais ils ne faut pas en abuser. Malgré tout on est loin des recettes de cuisine d'un Bernard Werber, rassurez-vous!).